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09 septembre 2017

Anecdotes en vitrine - Au retaurant

Les enafants sages, 20 rue Gustave Lennier


L'uniforme permet de cacher les émotions qu'on éprouve ou le milieu social dont on vient.
Les enfants sages en portent un et les enfants qui ne le sont pas en portent un aussi.
Ces derniers manifestent parfois leur désordre intérieur  en arrachant un bouton, en brodant un nom dans la doublure, en défaisant l'ourlet sous la poche droite.
Ces petits signes de désobéissance sont destinés à eux seuls car eux seuls peuvent les voir.
Mais quand les aménagements minuscules qu'ils impriment à leur costume déteignent sur leur attitude, ils sont obligés d'être prudents, ils pourraient être rappelés à l'ordre.
Puis la guerre vient, certains quittent le quartier, leurs parents s'engagent, sont déportés ou collaborent.
Sous les gravats il y a des morts, avec ou sans blouse. L'ancienne école n'a pas été touchée, on la recycle.
On y vient sans uniforme.
Pour assurer le service en salle, on laisse les chaussures à talons au vestiaire sans quoi, après minuit, on a le cœur qui bat dans les pieds.
Et ce remue ménage anatomique rappelle qu'il faut se méfier des tenues imposées.
Les anciens élèves un peu nostalgiques s'y retrouvent pour évoquer des souvenirs.
Ils peuvent tomber la veste , défaire la cravate, enlever leurs souliers, écrire un nom sur la paume de leur main, admirer les boiseries, savourer la cuisine, et se promettre, avant minuit, qu'ils s'aimeront pour la vie.
Ils sont libres.

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1 commentaire:

  1. …pas été touchée, pas été touchée, c’est vite dit ça, car il n’y avait pratiquement plus de toiture quand même !

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