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03 août 2017

Anecdotes en vitrine - chez le coiffeur


Au salon des navigateurs à Saint François, rue du petit croissant.


Moi, je suis un sentimental.
Je voudrais tout garder - surtout mes souvenirs.
Je n'ai qu'une peur, c'est que mon musée soit dispersé, alors que toute ma vie y est  conservée.
Mon père déjà était coiffeur , après la guerre il avait même remonté le salon dans un coin de son jardin à Sanvic!
La vocation comme un appel du large! Je garde tout: les lettres, les photos, les objets.
Mon livre d'or, c'est mon livre de chevet. 
N'oubliez pas de le signer.
J'aime les traditions, tout ce qui ne bouge pas - sauf la mer.
Le quartier a changé autour de moi, Saint François maintenant, c'est plus moderne, mais je maintiens le cap. Je continue de coiffer les messieurs dans mon costume marin - droit comme un mât, la raie de coté, impeccable: même la ligne, je l'ai gardée, vous voyez, je suis un terrien pourtant, j'ai travaillé aux champs.
Mais j'ai toujours vécu entouré de marins.
Mon salon est le rendez-vous des navigateurs - des bretons surtout, sans doute parce qu'ils aiment aussi les traditions.
A moins qu'il n'y ait un rapport entre les bigoudènes et les bigoudis? D'un autre coté, je ne coiffe pas les dames. C'est peut-être pour ça que ma fille ne veut pas reprendre le salon. Après tout, une femme sur un bateau, ça porte malheur, paraît-il. Enfin c'est une vieille superstition, à mettre au musée elle aussi.
Et puis moi, de toute façon, je ne risque rien, avec mon pompon sur la tête. Touchez le, allez n'ayez pas peur, c'est du bonheur.

Revoir la visite effectuée dans ce salon (ICI)
ça vaut le détour.

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