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13 août 2020

Aplemont au fil du temps (3)

 Troisième planche de la frise chronologique d'Aplemont,

Le nouvel essor

La SHLE reconstruit sa cité jardin avec des pavillons roses et jaunes, la cité Transat moins touchée se consolide, des maisons en pierre meulière sont en cours de construction, et des maisons américaines sont construites au nord de la nouvelle avenue Paul Verlaine.

Plusieurs autres types de constructions vont voir le jour, notamment 138 chalets suédois dont est doté le secteur Est du lotissement d'Aplemont et de la Seine Maritime. Des chalets strasbourgeois et autrichiens seront implantés sur le secteur rue de Rouelles et sur d'autres parcelles. Des logements collectifs seront édifiés rue Eugène Boudin avec des commerces en rez-de-chaussée.

Une nouvelle école Paul Bert ouvre en 1952, un stade est mis à la disposition du sporting club de Frileuse, la première pierre d'une nouvelle église est posée en 1953, un nouveau dispensaire est construit Avenue Dal-Piaz et bientôt un centre médico social verra le jour près de l'église, abritant aussi une bibliothèque et une garderie.

Ce n'est pas pour autant que la misère a disparu, beaucoup vivent encore dans des conditions précaires dans des baraquements de fortune et l'hiver 1954 sera rude à vivre. L'appel national de l'Abbé Pierre se concrétisera à Aplemont par l'édification d'un immeuble au pied de la cité d'urgence des bleuets complété ensuite par 2 immeubles rue René Motin. La solidarité est toujours présente avec un centre Emmaus rue des Roses et des associations d'entr'aide très actives.

La demande en logement est forte et conduit à développer des collectifs. Le groupe Frileuse Aplemont comptera 570 logements et constituera rue des saules la ceinture nord d'Aplemont.
L'ancien verger du foyer transatlantique se dotera de 3 immeubles et d'une tour de 10 étages, la nouvelle tour Robinson. Rue des géraniums et Léo Delibes, d'autres collectifs vont se monter. On construit 233 pavillons à toit monopente, caractéristiques d'Aplemont sur plusieurs secteurs, notamment au lotissement des oiseaux avenue Maurice Pimont, dans le secteur de la rue Socrate, rue Flandres Dunkerque et au sud de l'avenue Paul Verlaine.

La population s'accroit considérablement. Des nouvelles écoles sont nécessaires, d'abord installées dans des baraquements provisoires comme l'école des tourterelles puis réalisées en dur (Pierre et marie Curie, Les Dahlias, une école ménagère rue des iris). 

En 1960, un collège provisoire ouvre dans des baraquements préfabriqués près de l'école Paul Bert, d'abord les sixièmes puis les années suivantes les autres niveaux, place du château d'eau et en haut de la rue de Rouelles (place Bécon actuelle). 

Le trolleybus N°8 dessert Aplemont, l'avenue Paul Verlaine est reliée à la rue du Val aux corneilles.
Des commerces s'implantent avenue Paul Bert et l'on commence à capter la télévision en 1956 dans les cafés et chez quelques habitants.... 

(A suivre)

12 août 2020

Aplemont au fil du temps (2)

 Cette deuxième planche de la frise chronologique d'Aplemont s'identifie en trois mots:

Espoir, Désolation, Renaissance.

Les locataires de la cité jardin et de la cité transat prennent plaisir à bénéficier pour un loyer modique d'un pavillon entouré d'un jardin. Ils peuvent y cultiver leur potager.
A l'est, en bordure d'Harfleur, aujourd'hui Caucriauville, d'autres familles font l'acquisition de parcelles dans le lotissement d'Aplemont et celui de la Seine Maritime. Ils commencent à exploiter leur culture, y installent un abri pour ranger leur matériel de jardin, puis agrandissent l'abri pour y manger puis encore pour y dormir et encore pour y vivre durablement. Deux styles d'aménagement cohabitent donc à Aplemont, l'ouest ordonné puisqu'il s'agit d'un projet pavillonnaire d'ensemble destiné à la location, l'est plus tassé et sans ligne commune puisqu'il s'agit de parcelles individuelles.

Il faut aussi se préoccuper de l'éduction civile et religieuse de cette population. C'est souvent avec retard d'ailleurs que ces préoccupations se font jour, même maintenant.

Les enfants d'Aplemont furent scolarisés d'abord à l'école Maurice Bouchor, puis en 1933 dans la toute nouvelle école Paul Bert.  

La pratique religieuse avait lieu à l'abbaye de Graville puis dans la nouvelle chapelle installée dans le foyer Transatlantique. C'était encore insuffisant et c'est dans une grange située rue Henri Martin, qu'une première chapelle fut aménagée en 1932 donnant naissance à la paroisse Saint Paul le 9 août 1933.
Son curé, l'Abbé Varignon, mettra toute son énergie pour doter le quartier d'une véritable église. C'est le projet d'église Saint Georges dessiné par Alfred Nasousky, l'architecte de Sainte Cécile et Saint Léon. La première pierre sera posée en 1938 sur le terrain où se situe l'actuel foyer d'hébergement à l'angle de l'avenue des Dahlias et de la rue Paul Gerling, à l'époque Henri Martin..

Il n'y aura pas de deuxième pierre puisqu'en 1939, la guerre éclate et avec elle son lot de malheurs civils et matériels. 
Pour protéger tant bien que mal les habitants des bombardements, des tranchées sont creusées, un abri chirurgical enterré est aménagé sous le dénivelé du bois Cody au nord d'une villa où seront scolarisés une partie des enfants privés de leur école toute neuve. 

C'est un véritable drame que va subir ce tout jeune quartier lors des terribles bombardements du 6 septembre 1944. Les derniers bombardements du 10 septembre 1944 seront ceux de la libération d'un Aplemont qui sera détruit à 90%. Ils occasionneront ce même jour la mort l'Abbé Montier, curé de Sainte Cécile, touché par un obus à la porte de son église.

La guerre finie, un plan de remembrement est établi pour reconstruire Aplemont avec une envie d'effacer au plus vite ces blessures et repartir de l'avant.

L'aide américaine se concrétisera par la constructions de 70 maisons américaines au nord de la nouvelle rue Raimond Lecourt, tandis que des baraquements provisoires en bois vont être édifiés ça et là pour reloger en urgence  les sinistrés. D'autres baraquements seront édifiés pour une école provisoire à la place du fort de frileuse qui sera rasé.
Un baraquement américain sera installé rue Raoul Ancel pour regrouper les services sanitaires et sociaux et une chapelle provisoire sera installée au terrain Concorde.

A l'intérieur des ilots rectangulaires, différents du tracé concentrique d'avant guerre, seront construites 50 maisons jumelées en pierre meulière et des pavillons roses et jaunes de la nouvelle cité jardin de la SHLE représentant 400 logements. Ils seront comme avant remis en location.... 

(à suivre)

11 août 2020

Aplemont au fil du temps (1)

 Au cours des trois balades estivales dans Aplemont, nous avons évoqué différentes périodes marquantes du Plateau de Frileuse devenu Aplemont. Afin d'aider à situer ces repères dans le temps, une frise chronologique illustrée a été exposée au départ de la 3ème balade.

En complément des comptes-rendus des balades, je vous propose de la découvrir progressivement au cours des jours à venir. 

Même si l'on pourrait évoquer des périodes plus anciennes, nous partirons 
de l'époque médiévale jusqu'à la naissance des cités pavillonnaires.

En bordure du bois des Hallates qui s'étendait jusqu'à la rue Ludovic Halévy actuelle, une motte médiévale s'éleva sur les terres de Mallet de Graville, sorte de vigie de surveillance de l'estuaire et des dépendances dont le Château de Graville, en bas, et le Château de Frileuse, au Nord.
Le reste n'était encore qu'une vaste plaine qui en 1756 reçut un campement militaire de 15 000 hommes pour contrer les invasions Anglaises qui s'en prenaient à Harfleur.

L'aspect défensif allait à nouveau s'animer sur la plaine par l'édification du fort de Frileuse en 1854, dans le cadre d'un projet de fortifications autour du Havre étendu. Les fortifications ne virent pas le jour et le fort fut déclassé en 1871 puis exploité en briqueterie.

Le secteur va donc s'animer par l'implantation de briqueteries. L'un des briquetiers, Ernest Dubosc, va acquérir le bois des Hallates. Il sera déboisé sur sa partie sud est pour construire le lotissement de Frileuse imaginé par William Cargill et donner naissance au premier quartier pavillonnaire sur le plateau que l'on nommera communément Sainte Cécile, du nom de la paroisse créée en 1910. 

Près de la motte, face à sa briqueterie, Ernest Dubosc construira pour Emile Letellier une bâtisse curieuse en forme de tour terminée à son sommet par des créneaux. C'est la Tour Robinson qui accueillera un restaurant et sera démolie en 1956 .

Encore une période militaire avec la guerre 1914-1918 et une présence de soldats Canadiens et Anglais qui indirectement aura un impact sur l'identité du quartier. Ces soldats installés sur le secteur de La Pommeraie, alors sur Rouelles, ont probablement traduit ce lieu "Apple Mount", qui a été repris pour identifier le lotissement pavillonnaire de la partie Est du plateau. Plus tard, sans doute lors de l'annexion de Graville par Le Havre en 1919, le nom "APLEMONT" va s'imposer pour désigner tout ce jeune quartier du Havre.

La plaine de Frileuse, à l'ouest du fort, sera occupée par un terrain d'aviation jusqu'en 1923, où le public venait nombreux assister à des évolutions aériennes. 

Les industries, manufacturières et portuaires se développent en ville basse.
Soucieux d'apporter du bien être à leurs employés, le concept des cités jardins, déjà expérimenté dans de grandes métropoles étrangères, va naitre ici sous l'impulsion de la Société Havraise de Logements Economiques et de son architecte Jean Walter.
La "cité jardin de Frileuse" va se déployer à partir de 1921 sur 57 hectares jusqu'au lotissement d'Aplemont. Parallèlement, la compagnie générale transatlantique occupera, au nord de la motte médiévale, une partie de la cité jardin nommée communément cité transat . Elle construira sur l'ancienne ferme des Hallates, en bordure de la rue de l'abbaye, un foyer pour ses marins et des services pour les orphelins et les familles.

Pendant que Frileuse poursuit son développement, les sportifs bénéficient d'un vélodrome près de la motte où se disputent des critériums et des arrivées d'étapes. Vélodrome qui sera aussi un lieu de manifestations sportives et festives du quartier, notamment les fêtes de la jeunesse.

En 1928, le trajet domicile travail des habitants va s'améliorer par la mise en service du plus grand escalier roulant d'Europe, l'escalier Montmorency.

Les habitants vont s'approprier les lieux et les développer pour y vivre heureux... (à suivre)

10 août 2020

Gouzou par la fenêtre


Immeubles Chicago Le Havre

Pour les amateurs de Gouzous, il y a une carte en ligne pour les localiser sur le territoire Havrais.
Les plus récents n'y sont pas et certains n'existent plus.
vous pouvez aussi cliquer sur la catégorie Gouzou sur ce blog

09 août 2020

Quid

 




H2O - œuvre éphémère sur le bassin du commerce dans le cadre d'un été au Havre.
(Détails ICI)

07 août 2020

Troisième et dernière balade estivale à Aplemont

 Jeudi 6 août avait lieu la troisième et dernière balade estivale piétonne dans Aplemont à l'initiative de la Fabrique.

Une quarantaine de participants ont répondu à ce rendez-vous dont le départ était donné Place Saint Paul.  Une frise retraçant de manière illustrée les différents faits marquants d'Aplemont permettait aux premiers arrivés de patienter utilement et d'engager les discussions.

Présentation de la balade sur la nouvelle place Saint Paul


La première surprise a été d'apprendre qu'au début 1920, un terrain d'aviation occupait ici tout l'espace. Des meetings aériens permettaient de voir évoluer des pilotes émérites faire des voltiges dans le ciel de la plaine de Frileuse. Citons par exemple Léon Molon.

Aérodrome de Frileuse lors d'un meeting aérien en 1921

Cette activité prit fin vers 1923 car il fallait laisser place à la construction de la nouvelle cité jardin de Frileuse. Dès 1922, les premières maisons ont été livrées autour de l'avenue Emile Dupont. En tout, 1500 étaient prévues sur les 57 hectares dont disposait la SHLE (Sociéte Havraise de Logements Economiques - aujourd'hui Logéo).

La cité jardin se développe rapidement et les nouveaux habitants apprécient d'y vivre agréablement.

Mais arrive 1939 avec la déclaration de guerre. Ce sont d'autres avions qui vont alors s'emparer du ciel et déverser des tonnes de bombes détruisant Aplemont à 90%.

Vue aérienne d'un des derniers bombardements du 10 septembre 1944 pour libérer Aplemont

Dès la fin de la guerre, le nettoyage des sols commence et le quartier va se reconstruire autour d'une autre trame que la précédente. Plusieurs types d'habitations vont émerger, des écoles seront reconstruites, et la paroisse sera enfin dotée d'une église en rapport avec l'importante population d'Aplemont. C'est l'œuvre du curé bâtisseur, l'Abbé Varignon dont le souvenir a été évoqué. 
La construction de l'église n'est pas anodine puisque ses pierres proviennent de la destruction de l'hôtel de ville du Havre et du palais de la bourse. 
Faute de moyens et de matériaux, son clocher ne sera jamais fini et restera donc muet.

La place Saint Paul, est restée longtemps un espace herbeux. Un premier agencement a été réalisé en 1992. Elle vient d'être nouvellement embellie avec la volonté d'en faire une véritable place de village. Une diagonale  sépare une partie végétale et une partie minérale offrant une perspective aérée sur les équipements du quartier construits progressivement après guerre comme le centre médico social et sa crèche, la salle Pierre de Coubertin, les commerces au rez-de-chaussée des premiers immeubles, le centre paroissial et la fabrique.

Embellir les espaces extérieurs était une des ambitions du Collectif des Jardins du Plateau. 
Son premier projet fut l'agencement du jardin de jeux Paul Bert, où le groupe se dirige ensuite. 
Ce jardin a été réalisé en 1985 à l'ouest des écoles Paul Bert, à la place des bâtiments provisoires du collège et sur la partie de la rue Henri Martin, située entre la rue des iris et l'avenue Paul Verlaine, fermée à la circulation automobile pour une meilleure sécurité.

Devant le jardin de jeux Paul Bert

Le groupe traverse ensuite l'avenue Paul Bert où le tramway y circule depuis le 12 décembre 2012. La date est écrite sur les poteaux. Un bref coup d'œil vers Caucriauville pour se rappeler qu'à la place de la pharmacie des écoles, Mr Dubuc y tenait une boutique de droguerie quincaillerie où l'on trouvait tout du sol au plafond.

Nous arrivons Place Yves Bécon, où furent aussi installés des baraquements pour le collège. 
Mais ce qui intéresse ici c'est l'ancienne limite avec Rouelles.  Jusqu'en 1943, un poste d'octroi était installé dans une petite baraque en bois au coin de la rue Henri Martin et de la rue Raimond Lecourt actuelle pour y acquitter les droits sur les marchandises entrant au Havre. 
Le secteur de la Pommeraie a été rattaché à Aplemont en avril 1963.

La rue des Londes était avant guerre la rue Paul Verlaine qui allait de Caucriauville à la rue Ludovic Halévy. 
Au nord de la rue des Londes, coté Rouelles donc, vit s'installer pendant la guerre 1914-1918 un camp de soldats Anglais et Canadiens sur le secteur de "La Pommeraie". 
Il ne serait pas étonnant que la traduction de La Pommeraie par les soldats Anglais ait été à l'origine de la dénomination du quartier d'Aplemont: "Apple Mount". D'ailleurs dès le début 1920, les terres bordant la partie est du plateau de Frileuse  qui s'étalait sur Le Havre et Rouelles, furent parcellisées par  le géomètre Henri Babeau et commercialisées par deux sociétés, la Société de la Seine Maritime et la Société d'Aplemont. Nous sommes donc là dans le cœur historique pavillonnaire d'Aplemont, un nom qui s'est naturellement imposé pour identifier tout le quartier sans doute lors de l'annexion de Graville par Le Havre en 1919.

Le lotissement d'Aplemont devait s'étendre sur le Havre et Rouelles 

Le groupe part donc sillonner ce secteur pavillonnaire un peu disparate par rapport à la partie ouest d'Aplemont. La principale raison est que pour la partie ouest, c'est un projet global qui a été pensé pour la location par la SHLE (Société Havraise de Logements Economiques) et son architecte Jean Walter, à l'inverse du secteur est qui résulte uniquement de la commercialisation de parcelles sur lesquelles, chaque propriétaire construisait comme bon lui semblait et parfois même sans autorisation. 

Nous faisons une petite halte rue Madame de Sévigné, où une maison sans étage parait plus haute que les autres. Elle est construite sur un ancien Blockhaus qui fut utilisé un temps comme foyer des jeunes d'Aplemont! 

Sur ce secteur, 138 chalets suédois ont été implantés après guerre pour reloger au plus vite les sinistrés. Au gré de la balade, nous en découvrons quelques uns encore dans leur aspect d'époque. D'autres existent toujours mais ont été totalement rénovés par leurs propriétaires. 
Une certaine animation régnait rue de Trouville autour des bouloirs et cafés.
Halte devant un chalet suédois construit en 1947

Au sud de la rue de la Seine Maritime, apparait l'émetteur de télévision. Avant la mise en service du premier pylône en 1958, on pouvait déjà recevoir la télévision en noir et blanc depuis les émetteurs de Caen et de Rouen. Ceux qui avaient ce privilège en faisaient profiter tout le voisinage. 
C'est au pied de l'émetteur qu'a été tourné le film Disco en 2007.  Le décor de la maison de Didier Graindorge alias Didier Travolta (Franck Dubosc) et de sa mère, (Annie Cordy) y a été construit et plusieurs maisons ont été repeintes de couleurs vives. On a là un vaste panorama sur la côte verte,  quartier Grand Large dans le film.

A coté, les jardins ouvriers sont constitués de 15 parcelles. Plus loin l'aire de camping cars a remplacé la déchetterie et le Jardin d'arc inauguré en 1978 complète cette bande dépourvue de constructions . 
Nous remontons l'avenue Paul Bert jusqu'au carrefour avec l'avenue des Dahlias qui était le terminus du Trolleybus N°8. 
Des commerces bordaient cette avenue et le marché s'y tenait sur les larges trottoirs. Les anciens se remémorent le chausseur Dauzout qui empilait ses boites de chaussures du sol au plafond. 

Le nouvel ilot B30 en construction est la vitrine de la 3ème version de la cité jardin.
Sur cette zone et celle du château d'eau avait été construit en 1933 le groupe scolaire Paul Bert détruit par les bombardements de 1944. 
La nouvelle école primaire à été reconstruite à l'angle de l'avenue Paul Bert et de l'avenue Paul Verlaine et la maternelle le long de la rue des iris.

Nous traversons la place Commando Kieffer où est édifié le château d'eau construit en 1946. Il y eut ici le troisième site du collège provisoire. Le marché s'y tient maintenant le mercredi et le vendredi matin et un rassemblement de voitures et motos a lieu chaque premier dimanche du mois.

Nous longeons, rue des iris, l'école maternelle ouverte en 1952. Sa conception était novatrice  puisque les façades sud des classes s'ouvraient complètement sur la cour grâce à de larges châssis basculants permettant aux enfants de profiter du plein air.

Nous traversons la rue Paul Gerling,  autrefois rue Henri Martin, qui était l'ancien chemin vicinal reliant l'abbaye de Graville à Rouelles en traversant le lycée Perret Schuman actuel. 
C'est au 7 de cette rue, à l'angle de la rue Léo Delibes, que le premier lieu de culte d'Aplemont fût aménagé en 1932 dans une grange. 
Une église, dont la première pierre fut posée en 1938, aurait été construite là où se trouve l'actuel foyer d'hébergement (ex sonacotra) si la guerre n'en avait décidé autrement. 
Dessinée par Alfred Nasousky, elle aurait ressemblé un peu à celle de Sainte Adresse.

Nous longeons l'ancienne école ménagère où les jeunes filles apprenaient les bases essentielles pour bien gérer leur foyer. Elle est aujourd'hui transformée en logements.

L'un des premiers Clec créés au Havre en 1970 , a été implanté 23 rue des iris et remplacé par une maison construite avec un béton à base de terre, nous passons entre le centre médico social et le gymnase Pierre de Coubertin en présentant les activités qu'y s'y tenaient et s'y tiennent maintenant.

C'est sur la place Saint Paul que se termine cette agréable balade ensoleillée, qui a permis à beaucoup d'en savoir plus sur Aplemont.
Comme pour les précédentes, cette balade fut agrémentée par des anecdotes pertinentes et sympathiques, des récits historiques et  des visuels commentés aux différents points de passage.

Cette série de trois balades piétonnes a remplacé le circuit qui devait se faire en bus suivi d'une causerie. En raison de la crise sanitaire, elle ne put avoir lieu mais elle est toujours envisagée dès que ce sera possible. En attendant, il est prévu un autre rendez-vous convivial autour des visuels présentés au cours des balades. La plaquette illustrée du circuit bus y sera présentée et permettra à chacun de faire à sa convenance la grande balade d'Aplemont en une ou plusieurs étapes.


Ci dessous, le plan du 3ème circuit piéton pour le refaire à votre guise en allant au plus près des sites repérés.
Cliquez sur le plan pour l'afficher en grand.
Pensez à consulter régulièrement ce blog pour prendre connaissance de sujets thématiques plus développés. 
En cliquant sur le logo "Mémoire de quartier" vous accédez directement sur cette catégorie. Vous y trouverez aussi le compte rendu des balades précédentes avec leur plan.


06 août 2020

Goéland cracheur



Comme un célèbre lama:   Quand Mr Goéland fâché, lui toujours faire ainsi !!!

Mais il pourrait faire pire !

05 août 2020

Il y a 62 ans...

Le 5 août 1958 était mis en service l'émetteur de télévision, en bordure de la rue Andreï Sakharov, à l'époque rue d'Emeraude sur le territoire d'Harfleur.





Dès 1956, on pouvait déjà recevoir la télévision (en noir et blanc) depuis les émetteurs de Caen ou de Rouen. Les écrans étaient petits (40 à 50 cm de diagonale) et la réception n'était pas de haute définition et souvent moirée. Certains disaient qu'il y avait de la neige sur les images et d'autre pensaient qu'il devait effectivement neiger entre Rouen et le Havre!
La réception couleur vint en 1968 avec la chaine Antenne 2.
Le premier pylône fut remplacé en 2001 et pendant quelques temps deux pylônes trônaient sur les hauteurs de d'Aplemont.


En 2007, c'est au pied de cet émetteur qu'a été construit un décor de cinéma pour le tournage du fil DISCO. C'est là que vivent Didier Graindorge, alias Didier Travolta (Franck Dubosc) et sa maman (Annie Cordy) au 27 rue du Grand Large. A cette occasion, plusieurs maisons de la Côte verte ont été repeintes de couleurs vives.

04 août 2020

Début des travaux du collège provisoire

Les travaux préparatoires à l'implantation du collège provisoire Romain Rolland ont démarré sur le terrain Concorde.







01 août 2020

Il y a 73 ans

Le 1 août 1947 fut mis en service la première ligne de trolleybus au Havre, N°8, reliant la Gare à la porte du bois des Hallates.
Cette ligne sera prolongée plus tard jusqu'à Aplemont au carrefour de l'avenue Paul Bert et de l'avenue des Dahlias après la montée par la rue des aubépines et l'avenue Paul Verlaine.
Ce service prit fin le 29/12/1970, remplacé par des autobus et depuis le 12/12/2012 par le tramway B

Revoir (ICI) un petit film couleur montrant le terminus d'Aplemont, la montée rue des Aubépines...
Voir aussi un résumé des trolleybus Havrais sur le site AMTUIR (ICI) et (ICI)

31 juillet 2020

Place Saint Paul en mode été

La place Saint Paul nouvellement aménagée est déjà très appréciée. 
Voulue comme une véritable place de village favorisant les rencontres avec les habitants, elle s'anime cet été le mercredi après-midi avec un stand de lire au Havre en plein air, des animations cirque et  jonglage avec "Cirkutopik", l'aire de jeux attrayante et colorée, l'esplanade minérale pour la trotttinette, le vélo, puis la partie végétale pour se reposer à l'ombre des arbres .







30 juillet 2020

Toiles face à la mer

Portraits de stars face à la mer à l'occasion de la Brocantelle, ce week-end.